Commémoration de l’Armistice 1918- Veillée aux Morts par le CDOS NORD

Discours de Jean Cosléou, Président du Comité Départemental Olympique et Sportif du Nord
lors de la Commémoration de l’Armistice 1918, Veillée aux Morts, au Quesnoy le 10 novembre 2018

Madame le Maire,
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,
Monsieur le Président de l’Association des Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre,
Monsieur le Président de l’Association des Médaillés Militaires,
Chers amis Olympiens et du mouvement sportif,
Mesdames, Messieurs,

Ce week-end, nous achevons de célébrer quatre ans de guerre, quatre ans de sacrifice de ce million et demi de jeunes français, parmi lesquels ces nombreux natifs du Quesnoy, mais également ces jeunes venus de l’étranger, du Commonwealth, dont ces Néo-Zélandais que vous avez célébrés le week-end dernier pour avoir libéré la ville.

Le Comité Départemental Olympique et Sportif du Nord a voulu rendre hommage à tous ces combattants et en particulier aux sportifs plongés dans ce drame.
Ils ont représenté et défendu la France, d’abord au plus haut niveau de leur sport, jusqu’au don de leur vie pendant ce conflit que nous commémorons.

Commémorez, c’est d’abord se souvenir et honorer:
le CDOS du Nord a été à l’initiative d’une stèle en l’honneur de Charles DEVENDEVILLE, stèle dévoilée le 12 octobre 2014 à Lesquin dont il était natif. Lui comme d’autres sportifs nordistes sont morts au champ d’honneur.

Tous se sont battus pour notre liberté en mettant à la disposition de la cause nationale leurs exceptionnelles qualités physiques et morales.
Il était bien légitime qu’une stèle soit érigée en leur honneur.

Commémorer c’est aussi raconter et transmettre:
nous avons créé une exposition pour raconter l’impact du sport dans cette guerre et comment la guerre a façonné le sport aujourd’hui.
Cette exposition a circulé à travers le Nord, la France, à la rencontre des populations, et plus particulièrement des jeunes générations auxquelles il faut transmettre le souvenir.
C’est l’esprit de la Charte olympique qui dicte que sport et olympisme sont des vecteurs d’éducation.
Près de 4500 collégiens du Département, et d’autres au-delà, ont pu voir cette exposition. Et cela va continuer après 2018.

Dans cette exposition, on découvre l’essor progressif de la pratique sportive à mesure que le conflit s’éternise, mais aussi l’engagement des sportifs français et étrangers dans la Grande Guerre.

Leur héritage a survécu à ce conflit, il est le point de départ d’un développement inexorable vers la démocratisation de la pratique sportive dans la société et l’organisation du mouvement sportif lui-même. Il appartient au patrimoine de tout sportif, de tout citoyen tant le sport aujourd’hui est reconnu pour ses valeurs universelles d’éducation, de fraternité, de partage, de paix, valeurs qui fondent l’olympisme.

Le but et le sens même de l’olympisme est en effet de mettre le sport est au service de la société, au service du développement harmonieux de l’humanité en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.

Cette guerre mondiale en a été l’opposé, et la suivante aussi malheureusement, comme toutes les guerres. L’olympisme représente une forme de pacifisme par le sport, une forme de neutralité qui peut dépasser les intérêts diplomatiques voire guerriers des États.

Les Olympiens, dont je salue la présence ce soir, en ont été les témoins privilégiés.

Le CDOS porte ce message avec ses projets liés à la Mémoire, projets initiés sous la houlette de Jean-Pierre Guilbert, notre expert en histoire de l’olympisme que je salue aussi chaleureusement, ainsi que Jean Deroissart qui a facilité notre présence ce soir.

Ce message de paix et de fraternité que nous, membres du mouvement olympique, portons, nous voulons le partager, car nous en avons le devoir et l’engagement, nous voulons le partager avec le plus grand nombre, avec la société toute entière, et aujourd’hui avec vous tous ici réunis.

Nous sommes fiers et reconnaissants, Madame le Maire, d’être associés à cette cérémonie.

Merci à vous, à la Ville du Quesnoy, à l’Harmonie municipale et aux élèves de la Cité Scolaire Eugène Thomas.

Je voudrais rendre hommage aux Associations patriotiques et à leurs porte-drapeaux présents aujourd’hui, investies depuis des décennies à la mémoire de tous ceux qui, au mépris de leur vie, ont lutté pour la défense de notre démocratie.

Je termine en insistant sur le fait que beaucoup de soldats ont découvert l’activité sportive et ses bienfaits pendant cette trop longue guerre. Rentrés chez eux, ils ont continué à pratiquer et développer le sport. Nous sommes leurs héritiers et nous leur devons une telle reconnaissance qu’il nous fallait accomplir ce devoir de mémoire.

Je vous remercie.